samedi 26 janvier 2019

15e championnat du Finistère d'orthographe
Samedi 23 mars 2019 (14h à 17h)
Bourg-Blanc (MTL)






vendredi 11 janvier 2019

Le texte de la semaine

La dictée des adultes et des lycéens 
     
      À pleine volée

   Tous.   Ils se dressent au cœur de nos villes et de nos villages. Qu'ils soient campaniles, beffrois, clochers ou clochetons, ils symbolisent l'appartenance à une entité bien définie. Leur architecture fait souvent la fierté des habitants qui, en retour, sacrifient volontiers à l'esprit de clocher.
      Confirmés.  Les Blancs-Bourgeois ne considèrent-ils pas le leur comme le plus insigne du bas Léon avec ses deux galeries saillantes et ses mirifiques dômes ? Les inspecteurs des Beaux-Arts se sont d'ailleurs laissé charmer en l'inscrivant à l'inventaire des (M)monuments historiques au début du XXe siècle.                                                               

        Tous.  Ces édifices magnifient les sites où ils ont été érigés : cœur(s) de ville(s), bocage(s) environnant(s), vallée(s) de montagne, bord(s) de mer ou de rivière(s)... Ils sont les repères et l'âme de nos cités, la mémoire de nos ancêtres et la preuve de leur savoir-faire, qu'ils soient à bulbe, à dôme, à peigne, à flèche, ronds, carrés, penchés ou tors.
     De bonnes dames pansues y résident à l'année. Baptisées et gratifiées d'un prénom féminin, elles affichent un poids généreux, mais leur obésité ne les empêche pas d'enjôler les oreilles averties lorsqu'elles célèbrent à tue-tête baptêmes, mariages ou fêtes patronales. Leur tintement se fait plus lancinant lorsqu'il s'agit du glas ou du tocsin, annonciateurs de tristes évènements. Ces cloches - vous les aviez reconnues - peuvent avoir aussi, dit-on, des effets singuliers tels ceux d'arrêter la foudre et la grêle ou de permettre la délivrance plus rapide des parturientes. Les artistes et écrivains s'en sont forcément inspirés, à l'image de Millet et son célèbre Angélus ou de Marcel Proust dans son œuvre majeure  «  À la recherche du temps perdu » quand il célèbre les fameux clochers de Martinville.(Fin du texte des lycéens) Fin du texte des lycéens
   Confirmés.  D'autres résidents (résidants) occupent également les lieux tels que les effraies.  Ces  « dames blanches » (Dames blanches) au  plumage gris cendré et brun-jaune y huent au cœur de la nuit, ce qui n'est pas très chouette pour les riverains. Elles côtoient là-haut nombre de chauves-souris dont elles se repaissent à l'occasion. Ces chiroptères peuplent en effet les charpentes des églises contiguës (contigües) : ce sont souvent des rhinolophes vrais, espèce protégée qui doit défendre son territoire face à l'invasion des columbiformes affamés, des choucas ou des freux au croassement assourdissant.
  Tous.  Quel spectacle extraordinaire que de contempler ces édifices hiératiques au lever du jour lorsque le soleil les frappe de ses rayons, les illuminant d'une teinte orange vif au point  de les rendre incandescents l'espace de quelques minutes inoubliables ! Le soir, au couchant, il arrive aussi que l'astre du jour les traverse de ses rayons rougeoyants, invitant chacun à la contemplation, à la rêverie, voire à la prière.     
Texte rédigé par Charly Quéméneur, relu par Henri Le Guen.


Ouvrages de référence : les dictionnaires Petit Larousse et Petit Robert 2018, le dictionnaire des difficultés de la langue française de A.V. Thomas (Larousse), et La Majuscule, c’est capital ! de Jean-Pierre COLIGNON.


La dictée du vendredi 29 mars 2019


On ne se gondole pas tous les jours à Venise ! 

            Du temps où les habitants de la Vénétie trouvaient refuge dans les îlots de la lagune lors des attaques des Huns, des Goths et autres barbares, tout se passait plutôt bien, hormis bien sûr, la promiscuité des moustiques dans les marécages. Les Vénitiens exécraient les Goths et leur parler - le gotique - et toutes ces peuplades nomades germaniques ou d’Asie centrale qui déferlaient régulièrement sur toute l’Europe. Mais, compte tenu de la faible profondeur de la lagune, du lido qui barre la baie et de l'action des marées qui permet aux terres immergées de s'exonder, l'approche de ce qui sera Venise n'était guère aisée pour les envahisseurs. 

            Au fil des siècles, la cité des Doges se développe grâce à l'utilisation de pilotis qui permettaient la construction de bâtiments au-dessus de l'eau dans les îlots lagunaires composés de matériaux alluvionnaires et argileux. Et cette république de marins, qui guerroyait et commerçait dans toute la Méditerranée et au-delà, et qui a vu naître Marco Polo, s'est enrichie grâce notamment à certains privilèges, à la route de la soie et à son arsenal démesuré.  

            Désormais, des paquebots laids tutoient des beautés sans pareilles toisant de leur hauteur les beaux palais et les églises palladiennes. Des camelots et mercantis vendent masques en dentelle et verroterie de pacotille aux hordes insouciantes de touristes fraîchement débarqué(e)s et dont l'invasion permanente fragilise jusqu'aux fondements de la cité. Un éternel recommencement en somme... À Burano, de pimpantes maisons aux tons vifs ou pastel, arborant fièrement leurs cheminées traditionnelles semblables à des pluviomètres, jettent sur l’onde leurs reflets irisés.
                                                                                                                                                         Cependant que « la Sérénissime » s'abîme inexorablement dans la mer, l'action du siroc(c)o combinée aux crues régulières aggrave d'année en année la situation. Sceptiques, mais confiants dans l’avenir, ne fût-ce que par la pose de vannes mobiles escamotables censées isoler la lagune lors des hautes marées, les gondoliers, portant marinière et canotier de rigueur - à l’instar des chauffeurs de taxi toujours à la recherche de clients possibles - dirigent avec maestria leurs gondoles noires aux parures écarlates le long des petits canaux, n’ignorant rien des scandales financiers à répétition qui ont failli faire sombrer le projet judicieusement appelé en français Moïse, ce qui signifie « sauvé des eaux » !  Non mais allô, quoi !

 Rémi Le Bras

 

                                                                                                                                   
 
  


 
 
 

 
                                                                                                                                                        
                                                                                                                                






































































































































lundi 3 septembre 2018

Adhésions


Adhérer à l'association

       Quelques infos : 
Les séances : 
        Vendredi de 14 h à 16h (2 fois/mois) ou de 20h15 à 22h15 (1 fois/mois)
       (Voir calendrier sur ce blog en "pages")
         Chaque séance dure deux heures (2 animateurs/séance).

*      1re heure : activités de langue française et de culture générale, conçues et présentées  par le 1er animateur (thèmes très divers)
*      2e heure : dictée,  corrigée par le 2e animateur (chaque adhérent corrige sa copie en toute confidentialité)
*      Lieu : salle de la médiathèque de Bourg-Blanc
Prochaines séances : vendredi 1er/03/2019 à 14 heures et vendredi 8/03/19 à 14h

N.B. La participation aux concours est, bien sûr, facultative...
 
Adhésion
Avant d’adhérer, il est possible et conseillé  de découvrir nos activités en assistant à 2 ou 3 séances gratuites.
Cotisation annuelle : 20 euros. Effectif : 110 adhérents
 









Contact : Henri Le GUEN (président) 06 20 19 11 22